dimanche 7 novembre 2010
le mot pas évident du jour : hémicryptophyte
Étymologie
Crypto signifie caché, hémicryptophyte signifie à moitié caché ; lors de la mauvaise saison, les parties vivantes de la plante sont semi cachées (parties souterraines et bourgeons au ras du sol), alors que leurs parties aériennes se dessèchent et disparaissent.
Wikipédia
Le mot du jour : anémochore
anémochore
adjectif(du grec anemos, vent, et khôrein, avancer)
Se dit des espèces végétales dont la diaspore (fruit ou graine) est dispersée par le vent. (Les graines anémochores sont souvent pourvues de poils [coton, clématite, pissenlit] ou d'une aile [orme, érable, pin].)
Définition du Larousse
adjectif(du grec anemos, vent, et khôrein, avancer)
Se dit des espèces végétales dont la diaspore (fruit ou graine) est dispersée par le vent. (Les graines anémochores sont souvent pourvues de poils [coton, clématite, pissenlit] ou d'une aile [orme, érable, pin].)
Définition du Larousse
Dérèglement climatique : entre science et géopolitique - suite
L’homme est-il responsable ?
Les variations actuelles du système climatique sont liées aux forçages naturels (éruptions volcaniques, activité solaire), mais aussi aux émissions de gaz à effet de serre générées par les activités anthropiques (combustion des énergies fossiles, modification de l’utilisation des terres). Les scientifiques estiment aujourd’hui que moins de 10% du réchauffement apparu depuis 1750 proviendrait d’un forçage radiatif d’origine solaire. La part naturelle du changement est donc réelle, mais ne peut expliquer à elle seule l’augmentation accélérée des dernières décennies du XXe siècle. La part imputable aux activités humaines est donc prépondérante au cours de cette dernière période. Le dernier rapport du Giec (1) (2007) précise d’ailleurs qu’il y a plus de 90% de probabilités pour que les activités humaines soient à l’origine du changement climatique actuel.
Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique actuel. Ce gaz contribue à plus de la moitié du réchauffement observé. Les activités humaines entraînent des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère équivalentes à 8,8 milliards de tonnes de carbone par an. La combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), à travers le chauffage et les transports est responsable de la majorité de ces émissions avec 7,2 milliards de tonnes de carbone par an (soit 82% de ces émissions). La modification de l’utilisation des terres, qui inclut la déforestation, représente la part restante avec 1,6 million de tonnes de carbone par an (soit 18% des émissions). La moitié des émissions anthropiques de dioxyde de carbone reste finalement stockée au niveau de la basse atmosphère (l’autre moitié étant naturellement reprise par les océans et la biosphère).
Au fil des années, la quantité carbonée s’accumule donc inéluctablement dans l’atmosphère, au rythme actuel de 1,9 ppm par an (molécules de gaz à effet de serre par million de molécules d’air sec). Depuis le début du XXe siècle, la concentration de dioxyde de carbone a augmenté d’environ 35%, pour atteindre 379 ppm en 2005, dépassant largement les valeurs naturelles qui existaient au cours des 650 000 dernières années (180 à 300 ppm).
Le dioxyde de carbone (CO2) est le principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique actuel. Ce gaz contribue à plus de la moitié du réchauffement observé. Les activités humaines entraînent des émissions de dioxyde de carbone dans l’atmosphère équivalentes à 8,8 milliards de tonnes de carbone par an. La combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), à travers le chauffage et les transports est responsable de la majorité de ces émissions avec 7,2 milliards de tonnes de carbone par an (soit 82% de ces émissions). La modification de l’utilisation des terres, qui inclut la déforestation, représente la part restante avec 1,6 million de tonnes de carbone par an (soit 18% des émissions). La moitié des émissions anthropiques de dioxyde de carbone reste finalement stockée au niveau de la basse atmosphère (l’autre moitié étant naturellement reprise par les océans et la biosphère).
Au fil des années, la quantité carbonée s’accumule donc inéluctablement dans l’atmosphère, au rythme actuel de 1,9 ppm par an (molécules de gaz à effet de serre par million de molécules d’air sec). Depuis le début du XXe siècle, la concentration de dioxyde de carbone a augmenté d’environ 35%, pour atteindre 379 ppm en 2005, dépassant largement les valeurs naturelles qui existaient au cours des 650 000 dernières années (180 à 300 ppm).
1. Giec : groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, un organe intergouvernemental ouvert à tous les pays membres de l’Onu.
Paragraphe extrait du Dérèglement climatique : entre science et géopolitique de Gaël Derive, auteur du livre "L’Odyssée du climat. Limiter le réchauffement à 2°C", éd. Terre vivante. Article paru dans la revue Biocontact, mensuel n°207.
samedi 6 novembre 2010
Dérèglement climatique - suite de l'article de Gaël Derive
Le dérèglement climatique au XXe siècle
Les observations réalisées par les scientifiques ont mis en avant une hausse de la température mondiale de 0,7° C au cours du XXe siècle. Pendant la seconde moitié de ce siècle, les températures moyennes de l’hémisphère Nord étaient vraisemblablement les plus élevées des 1 300 dernières années. Le réchauffement planétaire s’accélère au fil des années : la vitesse du réchauffement au cours des cinquante dernières années (0,13°C par décennie) est environ le double de la vitesse moyenne au cours des cent dernières années. La dernière décennie du XXe siècle a notamment été la plus chaude jamais enregistrée par l’homme. Onze des douze dernières années figurent au palmarès des douze années les plus chaudes depuis qu’on dispose d’enregistrements de la température de surface (depuis 1850). La tendance au réchauffement planétaire et son accélération actuelle font consensus au sein de la communauté scientifique.
Ces quelques petits dixièmes de degrés ont mis la plupart des voyants dans le rouge. Le niveau des océans s’est élevé conjointement de 17 cm au cours du XXe siècle. L’élévation du niveau moyen des océans s’effectue de plus en plus vite : la hausse était de 3,1 mm par an dans les années 1990, alors que la moyenne des quatre dernières décennies était proche de 1,8 mm.
Des changements plus visibles permettent également d’entrapercevoir certaines conséquences, puisque de nombreux systèmes physiques et biologiques sont affectés par ce réchauffement planétaire. Le monde du vivant modifie progressivement son comportement. Le réchauffement a par exemple affecté la migration des oiseaux et des poissons, ainsi que leur période de ponte. L’aire de répartition des espèces se déplace en direction des pôles et vers les altitudes plus élevées. La quasi-totalité des glaciers de la planète reculent, et cela de plus en plus rapidement, notamment lorsqu’ils se situent à basse altitude (entre 1 500 et 4 000 m). C’est le cas des glaciers continentaux, que ce soit dans les Alpes, les Andes ou l’Himalaya. La banquise arctique a également perdu le dixième de sa superficie et 40% de son épaisseur depuis les années 1960, tandis que le Groenland et l’Antarctique de l’Ouest connaissent une fonte marquée et accélérée. Au total, plus de 89% des observations scientifiques montrent des changements cohérents avec le sens du dérèglement climatique planétaire.
Ces quelques petits dixièmes de degrés ont mis la plupart des voyants dans le rouge. Le niveau des océans s’est élevé conjointement de 17 cm au cours du XXe siècle. L’élévation du niveau moyen des océans s’effectue de plus en plus vite : la hausse était de 3,1 mm par an dans les années 1990, alors que la moyenne des quatre dernières décennies était proche de 1,8 mm.
Des changements plus visibles permettent également d’entrapercevoir certaines conséquences, puisque de nombreux systèmes physiques et biologiques sont affectés par ce réchauffement planétaire. Le monde du vivant modifie progressivement son comportement. Le réchauffement a par exemple affecté la migration des oiseaux et des poissons, ainsi que leur période de ponte. L’aire de répartition des espèces se déplace en direction des pôles et vers les altitudes plus élevées. La quasi-totalité des glaciers de la planète reculent, et cela de plus en plus rapidement, notamment lorsqu’ils se situent à basse altitude (entre 1 500 et 4 000 m). C’est le cas des glaciers continentaux, que ce soit dans les Alpes, les Andes ou l’Himalaya. La banquise arctique a également perdu le dixième de sa superficie et 40% de son épaisseur depuis les années 1960, tandis que le Groenland et l’Antarctique de l’Ouest connaissent une fonte marquée et accélérée. Au total, plus de 89% des observations scientifiques montrent des changements cohérents avec le sens du dérèglement climatique planétaire.
L’homme est-il responsable ?
vendredi 5 novembre 2010
De la théorie à la constatation (suite de l'article de Gaël Derive)
De la théorie à la constatation
"Le phénomène de l’effet de serre ne date pas d’hier : il existe depuis pratiquement la formation de la Terre, il y a de cela 4,55 milliards d’années. Ce mécanisme est également observable sur plusieurs autres planètes du système solaire, à l’instar de Vénus et Mars qui subissent un puissant effet de serre en raison d’une atmosphère composée à plus de 95 % de dioxyde de carbone.
L’effet de serre est un processus naturel. Le physicien français Joseph Fourier a été le premier, en 1824, à comprendre que l’atmosphère piège le rayonnement infrarouge de la Terre et entraîne une augmentation de sa température. C’est d’ailleurs ce même physicien qui a nommé ce phénomène de la métaphore d’effet de serre. Le scientifique suédois Svante Arrhenius est allé plus loin, en 1896, en avançant que les activités humaines liées à l’utilisation du charbon provoqueraient un réchauffement de la planète. À l’époque, l’activité industrielle apparaissait comme une solution technique bénéfique pour repousser la prochaine période glaciaire. Il avait annoncé qu’un doublement de la quantité de dioxyde de carbone entraînerait une hausse de 4°C de la température mondiale. C’est sensiblement la même valeur qui est aujourd’hui avancée par la communauté scientifique internationale.
Mais la preuve directe de l’impact de l’homme sur l’atmosphère n’a été mise en avant qu’au milieu de XXe siècle par l’Américain Charles David Keeling, qui a mesuré la concentration de dioxyde de carbone sur le volcan Mona Loa, à Hawaï. Il s’est aperçu très vite que le taux atmosphérique de ce gaz montait régulièrement d’une année sur l’autre. Sa concentration était de 315 ppm (parties par million) lors des premières mesures, en 1957-1958, et grimpait de quelques ppm chaque année. La valeur est désormais de 379 ppm (en 2005). L’irréfutabilité de ces observations a rapidement marqué les esprits et entraîné les premières véritables inquiétudes des scientifiques."
L’effet de serre est un processus naturel. Le physicien français Joseph Fourier a été le premier, en 1824, à comprendre que l’atmosphère piège le rayonnement infrarouge de la Terre et entraîne une augmentation de sa température. C’est d’ailleurs ce même physicien qui a nommé ce phénomène de la métaphore d’effet de serre. Le scientifique suédois Svante Arrhenius est allé plus loin, en 1896, en avançant que les activités humaines liées à l’utilisation du charbon provoqueraient un réchauffement de la planète. À l’époque, l’activité industrielle apparaissait comme une solution technique bénéfique pour repousser la prochaine période glaciaire. Il avait annoncé qu’un doublement de la quantité de dioxyde de carbone entraînerait une hausse de 4°C de la température mondiale. C’est sensiblement la même valeur qui est aujourd’hui avancée par la communauté scientifique internationale.
Mais la preuve directe de l’impact de l’homme sur l’atmosphère n’a été mise en avant qu’au milieu de XXe siècle par l’Américain Charles David Keeling, qui a mesuré la concentration de dioxyde de carbone sur le volcan Mona Loa, à Hawaï. Il s’est aperçu très vite que le taux atmosphérique de ce gaz montait régulièrement d’une année sur l’autre. Sa concentration était de 315 ppm (parties par million) lors des premières mesures, en 1957-1958, et grimpait de quelques ppm chaque année. La valeur est désormais de 379 ppm (en 2005). L’irréfutabilité de ces observations a rapidement marqué les esprits et entraîné les premières véritables inquiétudes des scientifiques."
Le dérèglement climatique du XXe siècle
Demain, la suite de cet article de Gaël Derive ( de la revue Biocontact)
jeudi 4 novembre 2010
Dérèglement climatique : entre science et géopolitique
Dans la rubrique Dossier de la revue Biocontact, un article de Gaël Derive
"Toutes les études scientifiques s'accordent à le dire : le climat de la planète se modifie rapidement. Qu'est-ce-que les scientifiques observent véritablement ? Quelle est l'origine de ce changement climatique ? Quelle est la part imputable aux activités humaines ? Quel sera le climat du XXIe siècle ? Quelle confiance accorder aux prévisions fournies par les modèles climatiques ? Peut-on stopper le dérèglement climatique ? À quel coût ? Quels seront les gagnants et les perdants de ce réchaufffement ?
À partir du constat sans appel du réchauffement de la planète, de nombreux acteurs interviennent et alimentent le débat. Ce dernier sort du cadre scientifique strito sensu du fait des enjeux qu'il sous-tend : enjeux environnemental, économique, politique et sociétal."
De la théorie à la constatation
la suite demain.
Le site de biocontact : www.biocoherence.fr
Inscription à :
Articles (Atom)
